The scarlett woman in the life of AC
Осторожно - иностранный язык! (впринципе, можно вбить в гугл-переводчик и при должной магической интуиции понять о чем идет речь, даже вникнуть в определенные детали). Подспудно - кто силен в французском, пригалашаются к переводу!
Femmes écarlates, soeurs et prostituées
dans la vie dAleister Crowley
Cette curieuse annonce fut publiée par Aleister Crowley dans un journal américain pendant la période où il séjournait aux USA : « On recherche : Nains, bossus, femmes tatouées, monstres de tous genres, femmes de couleur, seulement si exceptionnellement laides ou difformes pour poser pour un artiste. Ecrire en joignant une photographie. »
Celle-ci est emblématique à deux points de vue. Tout dabord elle nous confirme le culte du bizarre quavait le Maître Thérion, ensuite elle nous précise que, quant aux femmes, le Maître Thérion, nétait pas regardant pourvu quelles soient aptes à des actes de magies sexuelles, de préférence consommés par le «vase infâme» (vas nefandi, cest à dire coït anal). Jacques Mousseau, dans un article de Planète affirme : « Les femmes se comptent par centaines dans la vie de Crowley ». Dans le petit livre anonyme Vie et oeuvres dAleister Crowley1 sont énumérées près de quatre-vingt une partenaires - les femmes écarlates, ainsi que les disciples et les prostituées que le magicien anglais employa pour ses uvres de magie sexuelle - mais pour notre part nous estimons que cette énumération est incomplète.
Si beaucoup dentre elles étaient sans vertu, il y en eu dautres que rien ne semblait destiner aux excès Crowley exerçait, sur elles toutes, une fascination indéfinissable, émanant sans doute dun puissant magnétisme sexuel, et ne négligeait aucun artifice pour laccentuer.
La vie sexuelle de Crowley se révéla précoce, puisque, lorsque lannée de ses quatorze ans une jeune domestique se montra intéressée par lui, Crowley ne perdit pas de temps et la poussa sur le lit de la chambre de la mère où il la posséda. Toute personne ayant des connaissance en psychologie appréciera ...
A la recherche de linitiation, Crowley adhéra le 18 novembre 1898, à la Golden Dawn où parmi dautres il connut Florence Farr (Sapienta Sapienti Dona Donata), lactrice préférée de Bernard Shaw et de Yeats et prototype idéale de la « Nuova Donna ». Celle-ci se donnait à fond dans tout ce qui lui était agréable. Il en était de même avec les hommes, si bien quà trente ans elle annonçait avoir eu quatorze amants, chiffre considérable pour lAngleterre de lépoque. On ne comprend donc pas comment elle put sindigner au sujet des échos du comportement sexuellement scandaleux quaurait eu Crowley, ce qui fit quelle lui barra les hauts grades de la GD.
En 1903, pendant son séjour à Boleskine en Ecosse, où il étudia et pratiqua la magie sacrée dAbramelin le mage, il senthousiasma pour une de ses servantes dEdimbourg : Arabella la rousse (aussi nommée Arabella à la tête rousse) pour laquelle, il admet dans ses Confessions ne pas éprouver de sentiments, mais seulement une attirance sexuelle. A la même période lors dun voyage à Londres pour y rencontrer les chefs du second ordre de la GD, il eut un flirt avec une certaine Emery Cracknel, représentante nominale de Mathers et secrétaire de lOrdre au 36 Blythe Road.
A Mexico, il loua une maison sur lAlameda et se procura une jeune indienne du nom de Namie qui prit soin de lui, surtout au lit. Un après-midi de son séjour dans cette ville, il fut attiré par une prostituée mexicaine, une certaine Lola Auguste Grumbacher, qui le troubla « par lintensité insatiable de la passion qui brûlait dans ses yeux perfides et qui torturait son visage exténué dans le tourbillon dun péché séduisant ». La femme le conduisit dans la favela où elle habitait et Crowley y passa quelques heures de délire, conforme à ses goûts sexuels et à sa passion pour tout ce qui était laid et morbide.
Au retour de son escalades du Chogo Ri (K.2), il connut Rose Kelli, qui devint sa femme en 1904, le mariage fut heureux pendant un temps et elle devint la Femme Ecarlate numéro un. Il voyagea avec elle à Ceylan puis au Caire, où elle joua un rôle important dans la révélation du Liber Legis.
De retour en Angleterre, Rose donna naissance à une magnifique petite fille que Crowley appela Nuit, Ma, Aathor, Hécate, Sapho, Jézabel, Lilith, puis à une seconde fille nommée elle, plus simplement, Lola Zaza.
Mais Rose Kelli se mit à lalcool et fut abandonnée à son destin par le Maître Thérion, qui divorça.
Après sa séparation davec Rose, Crowley se rendit à Paris pour oublier sa douleur entre les bras de Nina Oliver puis dEuphemia Lambe, dissimulée sous le nom de Dorothée dans de nombreuses poésies écrites à lépoque par le laird of Boleskine. Elle était incroyablement belle et capable de simuler les plus grandes extravagances de la passion.
En 1908, nous trouvons Crowley à Shanghai immergé dans linterprétation du Livre de la Loi. Dans ce pays lointain, il sentit la nostalgie dune de ses anciennes égérie Elaine Simpson, soror Fidelis, Adeptus Minor et adepte londonienne de la Golden Dawn. Elle vivait alors à Hong Kong et le rejoignit le 6 avril. Ils se livrèrent ensemble à des invocations et à la magia sexualis.
La fantaisie de Crowley était sans limite. En 1910, avec sa maîtresse de lépoque, Leila Waddel, une violoniste australienne, dont le portrait illustre Le Livre des mensonges, il fit jouer au Caxton Hall de Londres les Rites dEleusis, réactualisation des antiques rites païens du même nom. Leila, fut dépeinte par le Maître Thérion dans le roman Moonchild, comme une femme dune extrême beauté, fantastique et ésotérique. Comme son corps, les yeux étaient clairs, intrépides et sincères, le nez, droit et large, la lèvre charnue, mais très mobile, son aspect physique carrément sauvage aurait pu rappeler une beauté tartare. Son nom magique était Soror Cybèle.
En 1911, Mary dEste Sturges, Soror Virakam, seconde Femme Ecarlate, amie de la célèbre danseuse Isidora Duncan, fut sa compagne dans lexécution de nombreux actes de magie sexuelle et dans la rédaction du Book Four, traitant de yoga et de magie. Marie qui était une femme magnifique de sang irlandais et italien, possédait une personnalité puissante et dun grand magnétisme érotique. Pour mieux réaliser ses projets le couple loua la villa Calderazzo à Posillipo en Italie et créa une troupe de ballet - The Ragged Ragtime Girls -. Crowley eut avec une des danseuses une aventure orageuse. Celle-ci, «Un léopard famélique», pour connaître lorgasme avait besoin dêtre battue ...
En 1913, Crowley eut à Chelsea loccasion de rencontrer le célèbre auteur Katherine Beauchamp romancière Néo-Zélandaise, qui vivait en Angleterre.
Dans sa période New-yorkaise Crowley se servit, entre autres, de sept prostituées pour ses uvres magiques, comme il nous raconte lui-même dans ses confessions : Lea Dewey, une Hollandaise très corpulente, mais pas grasse, un type musculaire, une louve; Margaret Pitcher, une jeune garce plutôt idiote, svelte avec une figure plate, des cheveux blonds et un yoni magnifique, gras et savoureux; Viola, une prostituée horrible daspect taurin et adonnée à la drogue; Hélène Marshall, américaine dorigine irlandaise, un beau type de femme, mais feignante et pas particulièrement fougueuse et perverse, fille gaie et pleine de passion; Anna Gray, une noire, grande et grosse, très grasse et très passionnée; et encore, Elsie Edwards, une irlandaise et Florence Galy une autre noire
En 1914 à Paris la Bête fuma de lopium avec Jane Cheron (adepte de lAA). Jane fut décrite comme une fille délicieuse qui habite boulevard Marcel et que nous retrouvons comme protagoniste des romans de Crowley Moonchild et Diary of a Drug Fiend. Dans ce dernier, elle est « Mademoiselle Haidée Lamoureux », et est décrite comme « une brillante brunette avec un sourire éclatant et des yeux semblables à des têtes dépingles. Un vrai enchevêtrement de contradictions fascinantes. La ligne du nez et du menton suggérait des traces de sang sémitique dans les veines, tandis que le contour cunéiforme du visage faisait penser à un croisement de beaucoup de race. Ses joues étaient creuses, ses mains diaphanes recouvertes dénormes saphirs et brillants. Des orbites pourpres foncés suggéraient lindulgence sexuelle poussée jusquà la nausée. Il y avait quelque chose dobscène dans la fausseté de son visage, elle était lincarnation idéale et parfaite de la femme écarlate chose qui se concrétisa ».
Dautres femmes se succédèrent par ailleurs dans la vie de Crowley, en 1915, à un repas, il fit la connaissance de Jane Foster et de Hellen Hollis, la première était une actrice et poétesse idéalement belle et dune spiritualité élevée, elle fut appelée «le chat» ou «Pasth», elle fut la femme écarlate numéro trois. La seconde femme, dont le nom magique était Soror Hilarion et qui fut dite aussi « le serpent », unissait une luxure effrontée à une libido effrénée.
Il y eut encore dautres femmes. Doris Gomez, connue en Amérique en 1917, et Gerda Maria von Kothek, dite « le guide ».
Le 15 avril 1916 , Crowley accomplit un acte de magie sexuelle avec Alice Ethel Coomaraswamy (Ratan Devi, « la guenon »), lépouse anglaise dun célèbre historien de lart : Ananda Coomaraswamy. Lopération ne produisit aucun effet magique, mais lassistante fut enceinte et trois mois après la femme avorta.
Les histoires damour avec des femmes mariées ne sont pas rare dans la vie de Crowley et laventure avec une mystérieuse américaine, une autre Alice, donna linspiration dun long poème intitulé Alice, un adultère.
Quant à lattitude de lauteur du Liber Legis à légard des femmes, elle se divisait en deux phases, la première était celle de lattraction physique, puis venait celle qui portait à utiliser la femme comme voyante, Femme Ecarlate pour la réalisation de la Grande Oeuvre.
Mais pourquoi autant de femmes dans la vie dun homme qui ne dédaignait pas les rapports homosexuels, y assumant en outre la partie passive ? Est-ce un cas de bisexualité ? Nous pensons quil ne sagit pas que de cela. Crowley navait pas une grande opinion des femmes, mais, dans le crowleyanisme dinspiration tantrique, la prêtresse est le véhicule du grand pouvoir magique ce qui rend la femme indispensable pour la réalisation de la Grande Oeuvre. Quelque soit la femme, elle est pour Crowley une génératrice potentielle de vibrations qui influencent les chakras, comme la déesse Nuit représentée dans la posture « vi parita maithuna » (more canis). Cela quelle soit grande dame ou prostituée.
En 1917 nous retrouvons Crowley à New York dans les environs de la 110ème rue, dans un appartement quil habita sur Central Park West, en compagnie dune fille de Pennsylvanie dorigine hollandaise, Anna Katherina Miller, dite « la chienne ». Le maître Thérion accomplit avec elle plusieurs uvres de magie sexuelle et la méthode employée était invariablement celle par « vas nefandi » une perversion qui semblait être agréable à la fille. Après quAnne eut été durant quelques mois la courtisane des étoiles, elle commença à sadonner aux orgies et à livrognerie solitaire, ce qui entraîna sa rupture avec Aleister Crowley. Le vide fut rapidement comblé par « le chameau » (Roddie Minor), « une matrone grande et musclée, un animal magnifique, un type sensuel » dit Crowley. A en juger par les photos, elle avait les épaules larges et une allure sympathique. Elle fut, comme toutes ses compagnes, employée à de nombreux actes de magie, pour la réalisation de la grande uvre au titre de quatrième femme écarlate.
Durant son séjour à Paris en 1921, Crowley connut Nina Hamnet, qui exerçait la profession de modèle. Il semble que le maître la courtisa, mais lhistoire se termina plus tard au tribunal, pour diffamation suite à la publication de lautobiographie de la jeune femme intitulée Laughing Torso et que Crowley considérait comme infamant pour lui. Ce fut Nina Hamnet qui lui présenta JWN Sullivan et sa femme Sylvie, qui lui plut beaucoup. Lattraction fut réciproque. Sullivan était un mathématicien et un amateur de musique, il discuta toute une nuit en jouant aux échecs avec le laird of Boleskine et le lendemain, trouva normal que sa femme Sylvie, senferma avec Perdurabo pendant à peu près vingt quatre heures pour accomplir des actes de « Magick ».
En 1922, pendant un voyage à Rome, il fréquenta une prostituée, Bruna Rumietti, avec laquelle il travailla la magie. Puis durant un de ses séjours londoniens, il eut des rapports avec Jane Burr, devenue depuis peu adepte de lAA, et qui avait scandalisée les puritains londoniens en se promenant en ville en short.
Vers la fin de sa période américaine et avant son arrivée à Cefalu, Crowley découvrit la femme écarlate qui, plus que toutes les autres, lui fut fidèle, Leah Hirsig, dite aussi « la guenon de Thoth » et « Alastroel le cynocéphale ». Cétait une fille fluette, avec une bouche large, des dents affilées et des seins plats. Elle suivit Crowley à lAbbaye de Thélème à Cefalu collaborant à la réalisation de luvre, se joignant, pour des fins magiques, à des actes de magie sexuelle avec Crowley et Cecil Frederik Russel (un disciple du magicien qui rompit davec lui et créa le Choronzon Club).
De Leah, Crowley eut son enfant préféré, sa fille « Poupée ».
Avec eux, il y avait Ninette Shumway, une veuve engagée comme nurse, mais qui devint rapidement la maîtresse du Maître et la « concubine numéro deux ». Elle donnera à Crowley deux enfants, un garçon et une fille Isabelle-Isis-Selene-Diane-Hecate.
Entre 1920 et 1923, dans la maison située sur la colline de San Barbara à Cefalu, rebaptisée Abbaye de Thélème, alternèrent des dizaines et des dizaines de visiteurs, de curieux et dadeptes. Parmi les hôtes féminins qui restèrent le plus longtemps on peut citer Renata Faesi, alias dAlma Hirsig, sur aînée de Leah Hirsig et Helen Shumway, sur aînée de Ninette, qui resta sept semaines, avant dabandonner le tout, dégoûtée. Furent aussi parmi les invitées, une actrice dHollywood connue - Jane Wolf Metonith -, Betty May, dont le mari Raoul Loveday décéda à Cefalu le 17 février 1923 et fut enterré le jour suivant dans une fosse séparée et sans croix - parce quil nétait pas catholique - dans le cimetière de Cefalu puis exhumé et transporté à Londres lannée suivante.
Betty haïssait lAbbaye, détestait la nourriture, quelle considérait comme insuffisante, labsence de commodités hygiéniques, les fresques obscènes aux murs et même Crowley. De fausses déclarations quelle fit aux journalistes du Sunday Express, furent la cause de lexpulsion de Crowley de Sicile, le 23 Avril 1923.
Parmi les autres invitées, citons encore Mary Butta, vingt-huit ans, selon les dire de Crowley « grasse, cheveux roux, effrontée et femme écrivain ».
Après lexpulsion dItalie, Crowley travailla en Tunisie, avec un garçon du pays, acquis à dans ce but .
En 1924, Dorothée Olsen, Soror Astrid entre dans sa vie. Elle deviendra la huitième femme écarlate, supplantant Alostrael. La Bête et Dorothée furent entraînés dans le tourbillon parisien, pour ensuite passer au chaud climat de lAfrique du Nord. Soror Astrid fut enceinte, mais avorta. Pour se débarrasser delle, le Magicien retourna à Paris où il loua un appartement au 55 de lavenue de Suffren. Ce fut le lieu de multiple orgies magiques avec Ninette une noire pur-sang de la Martinique, Katherine « une superbe vampire », etc. Parmi ses maîtresses de lépoque citons aussi Margaret Binetti, dont il séprit mais dont il se sépara rapidement du fait de labsence dintérêt de celle-ci pour la magie.
En 1928, une polonaise, Kasimira Bass, dite « La Samaritaine », tenta de devenir une nouvelle Femme Ecarlate. Entre la Polonaise et la Bête, il y eut une ardente inclinaison et une vive passion, qui jointes aux qualités magiques de la femme, lui auraient sans doute permis dobtenir ce statut, si elle navait pas dû rivaliser avec Maria Teresa de Miramar, surnommée « Vieux Nil » et « Grande Prêtresse du Vaudou ». Elle venait du Nicaragua et avait déjà été plusieurs fois mariées. Quand Crowley fut expulsé de France, Maria Teresa Ferrari de Miramar nobtenant pas le visa pour entrer en Angleterre, Crowley lépousa le 16 Août 1929, à Lypsia, devant le consul anglais. Elle devint ainsi la seconde épouse du Maître Thérion, mais le mariage se désagrégea vite en continuelle chamailleries.
Crowley connut ensuite Hanni Jager, dite « Le Monstre », très jeune berlinoise qui le suivit au Portugal.
Telles furent quelques-unes des nombreuses femmes dont la vie a croisée celle de lhomme « le plus pervers du monde ». Certaines devinrent « Notre Dame Babalon » qui chevauchait la Bête, la « Femme Ecarlate ». La plupart furent des instruments, conscients ou non, des tentatives du maître datteindre la Grande uvre. Beaucoup au « contact magnétique » du Maître, perdirent leur patrimoine, leur honneur et leur raison. Elles eurent, en contrepartie, lhonneur dentrer dans lhistoire « noire » de notre siècle et dans sa légende .
Renato Piazza2
Notes :
1 - Ce cahier peut être commandé à CISB, Casella Postale 10944, 20124 Milano, Italie.
2 - Lauteur serait reconnaissant à tous ceux qui pourraient lui fournir des renseignements biographiques et autres sur les « Femme écarlates » et les maîtresse de Crowley. Ecrire à Renato Piazza, Casella Postale 262, 93100 Caltanissetta, Italie.














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Почти оффтоп, однако перевод "Написать ограждающих фотографии" вместо "ecrire en joignant une photografie" это выше моего понимания
Мне с минимальным знанием французского проще прочесть оригинал, чем перевод